Artiste pluridisciplinaire : installations murales, peintures, dessins stylo Bic

Popy-Loly de Monteysson

L’artiste

La biographie de l’artiste

 

Mon voyage est intérieur et extérieur.
Il se nourrit d’un mixte de mémoires, de souvenirs de ce que je vois, de ce que je ressens.
Ce qui m’intéresse c’est ce qu’il en reste.
Popy-loly de Monteysson


Popy-loly de Monteysson est née à Paris en 1958 dans une famille d’artistes nomades, elle ne reste jamais plus de trois ans dans un lieu, son enfance voyageuse est un postulat familial et culturel, un ADN de vie.
Elle s’adapte vite à chaque nouvel environnement et dessine dès l’âge de trois ans librement de grandes peintures à l’eau sur les murs ou d’autres supports inattendus. Ce sont les prémices d’un premier voyage artistique.
D’une ville à l’autre, d’un pays à l’autre, ses parents, curieux et cultivés l’emmènent à la découverte d’architectures, musées, brocantes et tout autant d’univers culturels différents.
Elle construit sa bibliothèque de références artistiques et son propre « cabinet de curiosité »

En grandissant, elle cherche où elle sera le mieux pour exprimer son art mais aussi pour en vivre.

En 1976, elle entre à l’Ecole de la chambre syndicale de la Haute Couture pour une formation de stylisme modélisme qui lui permet de créer et réaliser des collections de vêtements.

Dans cet univers, elle développe sa sensibilité aux formes, aux couleurs et à la scénographie. C’est alors que son art prend forme : elle sculpte d’abord le tissu avec des formes sur mannequin entièrement structuré d’épingles à nourrices. Inspirée par le travail en décor et costume de théâtre qu’elle découvre lors d’un premier engagement à la Cartoucherie de Vincennes pour Stuart Side et chez Ariane MNOUCHKINE au Théâtre du Soleil.

En 1978 Elle intègre l’ESAG- Met de Penninghen pour développer ses connaissances en Arts Graphique, dessin, peinture, pastels mais aussi photo et direction artistique de projets.

Dans les années 80, elle voyage à New York. Cette ville en totale effervescence est source d’énergie dans son processus créatif. Elle y trouve l’inspiration pour créer de nouvelles lignes. Elle sait qu’elle doit présenter son travail à ses observateurs. Ses sculptures en textile devaient être exposées

Dans les années 90, elle travaille à la création d’un des premiers concept-Store dans un quartier désaffecté de Miami. D’un immense entrepôt elle choisit d’en faire un lieu de vie atypique mélangeant : art ; design ; mode ; culture ; café-librairie et lieu d’exposition d’artistes émergents.

Ces années-là sont le symbole du voyage et de sa découverte artistique. Elle part également à Singapour, à Bali ou encore à Java, pour y déposer une empreinte artistique selon les rencontres et les lieux qui l’inspirent. Elle entame son tour “des mondes”

Elle revient en France dans les années 2000 et s’installe dans son premier atelier en région parisienne. Elle expérimente la corporalité en sculpture utilisant différents matériaux :polystyrène, papiers journaux, cire, terre, fil de fer… qu’elle associe à des éléments de la nature qu’elle a récolté lors de ses multiples voyages.

À partir de 2013, elle abandonne la forme 3D au profit de la feuille et du stylo Bic. Le dessin reste l’origine de toutes ses créations, elle développe des séries de portraits au stylo Bic, ce “pinceau” qu’elle avait choisi, et qui la suivait partout.

Elle a eu envie très tôt d’exposer car elle avait besoin de ses observateurs et acquéreurs pour que ses œuvres aillent là où elles doivent être. Il lui est impossible de créer sans cette transmission, c’est ainsi que depuis, elle se consacre à son art et à sa rencontre avec le marché de l’art.

La Démarche artistique

” …N’importe où hors du Monde…”

Charles Baudelaire, Le spleen de Paris

 Elle a autant de sources d’inspirations qu’elle est protéiforme et pluridisciplinaire.

D’abord animée par ce flux continu passé-présent de son histoire, elle puise son inspiration dans la réminiscence de sa mémoire d’enfance. Chaque souvenir, chaque pensée sont ses matériaux de construction artitique en dehors de toute unité de temps, de lieu ou de chronologie.

Dès-lors, elle choisit ses muses dans l’univers des femmes artistes comme Louise Bourgeois, Georgia O’Keef ou encore Hélène Schjerbeck.

A travers son univers, posé sur différents médium selon l’histoire à scénographier, l’artiste nous convie à contempler notre voyage intérieur pour explorer ce rapport au temps et aux souvenirs personnels. Le caractère figuratif de ses compositions, qu’elles soient en dessin, en peinture ou en installation murale interroge.

Son geste se transforme en une manifestation de ses états intérieurs : Le «regardeur» est en immersion dans sa mémoire. Son approche décomplexée retranscrit une liberté de narration sous forme de dessins, peintures sur toile, installation murale en porcelaine.


Les objets mémoriels : installation murale en peinture sur porcelaine


Popy-Loly de Monteysson est cette artiste qui fragmente et déconstruit des objets du quotidien en lien avec un souvenir. Son voyage est intérieur – extérieur. Il se nourrit d’un mixte de mémoires, de souvenirs, d’objets de son quotidien passé ou présent. Ce qui l’intéresse c’est ce qu’il en reste.

Ce travail se rapproche de cette Madeleine de Proust qui éveille un souvenir et une émotion. L’artiste projette cette mémoire visuelle et graphique sur des objets du quotidien utilisés en cuisine ou sur une table de repas. De cette matière, brillante, sensuelle, lumineuse, elle transforme ces éléments, plutôt traditionnels en posant une nouvelle histoire.

Ces installations révèlent un trait de son identité d’artiste, ré-appropriation et raffinement qui se confrontent à la science du feu et des pigments.

Un processus créatif technique

Le dessin cette étape très technique.

Le dessin original sera fragmenté, puis découpé pour être transposé sur les porcelaines. Ce travail recommence jusqu’à ce que cette “nouvelle lecture” la comble d’excitation. Son point de repère, ce qui la guide, c’est l’atteinte de ce sentiment d’accomplissement : elle rencontre son œuvre.

Choix des couleurs

Cette technique l’oblige à tout comprendre en avance, le hasard n’a finalement que peu de place. En porcelaine, elle doit savoir ce qu’elle fait. C’est la science des pigments et du feu qui la guide. Mais le dernier détail : la feuille d’or est son dernier mot… elle n’est plus contrainte.

Tant que son œil comprend le “puzzle” elle continue de travailler sur les pièces manquantes.


Figuration narrative : la peinture

Popy-loly de Monteysson commence son épopée enfant à la peinture à l’eau sur de grands formats muraux. Elle continue dans sa vie d’adulte à l’acrylique sur toile et représente un monde onirique et symbolique, ou réel et fantasmé sont en conversation. Ici le souvenir est entier, il n’est pas à reconstruire.

Elle utilise l’huile sur toile sur de petits formats pour une peinture plus intime. Ainsi, il reste de “petites photographies” comme des instantanés de souvenirs réels. Ses œuvres, préparatoires au reste de son art qui sont conservées dans sa collection privée et constitue sa bibliothèque personnelle et intime.


Le stylo BIC, l’hyper-réalisme circonscrit dans un univers

La source de sa démarche se crée lors de déambulations, enfant avec ses parents, dans les marchés aux puces ou les brocantes locales. Elle y découvre des albums photos de famille anciens et s’interroge sur l’identité de ces inconnus.

Aujourd’hui, dans ce questionnement, elle restitue ces visages et leur redonne une présence, une identité, dans une installation murale composée de trois cents portraits en format A5, malicieusement elle y mélange autoportrait, portrait de famille, d’amis, muses et personnages inspirants dans son panthéon artistique.

Elle nous surprend par ses environnements variés et complexes qui nous interrogent sur la notion du souvenir, et l’exploration ou mémoires d’enfance.

Les objets du quotidiens dans son enfance, se projettent sur des installations murales en porcelaine peintes à la main, tels des fragments de souvenir. Le travail de mémoire ce fait plus précis dans sa peinture, et comme pour ses séries de portraits au stylo Bic, elle réactive son processus à partir de photos d’enfance qu’elle superpose sans chronologie.

© Popy-Loly de Monteysson 2025